Rire ou Frémir


RIRE OU FRÉMIR
Entre les cassandres et les bouffons
L'esprit finit par tourner en rond
Un temps pour avoir peur, c'est banal
Un temps pour rigoler, c'est normal
Et le temps de prendre le temps ?
Arrêter le moulin avant
Qu'il ne s'emballe et le mental,
Pour voir le plus fondamental...
Les cassandres et les bouffons sont des facettes de ce personnage qui habite nos têtes
Cassandre a peur et soliloque autour du vide, Bouffon vide le trop-plein en secouant son bide;
Ceux-là s'expriment fort, presqu'on entendrait qu'eux. Et puis, au fond, là-bas, cachée, derrière eux,
Une toute petite voix douce chantonne. Elle ne demande rien et n'embête personne.
Lorsque Bouffon se tait, que Cassandre cogite, sa mélodie s'élève au loin, comme une invite...
Rire ou frémir : ni mieux ni pire
Tant qu'on ne construit pas, là-dessus, un empire.
Parfois l'humour est à la peur
Ce que la chaleur est au beurre
En faisant fondre la graisse figée du stress, la rigolade chasse, éloigne la détresse.
Mais la petite chanson qui ose douter est la seule capable de vraiment sauver.
Cassandre dit :
" Dehors ? La Mort. Reste chez toi ! "
La petite voix dit :
"Dehors ou bien chez toi, c'est du pareil au même car enfin, tu mourras;
il est plutôt grand temps que tu regardes en toi "
Pour accompagner cette petite voix :
De la première Gymnopédie d'Erik Satie .. à Anne Sylvestre Les gens qui doutent





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