Confinement.

Mardidixseptmarsdeuxmillevingt
Voilà que ça recommence.
"Confinement jusqu'à nouvel ordre".
Cette fois ce n'est pas moi tout seul dans une chambre.
Cette fois c'est Toi&moi&elle&lui&nous&vous&ils&elles.
Cette fois c'est tout le monde dans le même vaisseau spatial.
Cette fois encore, ça fait ch...ercher du positif dans le négatif.
Cette fois encore, ça donne envie de p...ublier.
Alors une fois encore : un blog.
Un espace d'expression pour ceux qui souhaitent prendre le temps de regarder le monde pendant qu'il tourne (peut-être) moins vite. Et pourtant, il tourne.
Un espace dans l'Espace, avec un article publié à chaque révolution... de la terre sur elle-même.
Un espace pour appréhender les paradoxes.
Un espace de liberté conditionnelle. Les espaces de liberté n'existent que si on les occupe.
Un espace de réflexion, de paix, un espace de joie, d'humour éventuellement, de tristesse - pourquoi pas- et peut-être même de rage aussi parfois, pour conjurer la peur et la haine.
Pour anticiper les pièges à éviter et dessiner les solutions à venir.
Pour faire vivre des textes ou en créer de nouveaux.
Des images et des chansons pour un anti-spectacle mis en page, son et lumière.
Et puis une fois encore : le doute. À quoi bon ? Écrire ? Pour qui ? Pourquoi ?
Et plus le doute m'agite, plus ce mouvement se mue en moteur de mots. Ecrire pour toutes les raisons que je viens d'écrire. À quoi bon... bon ou moins bon, en avant vaille que vaille, voilà la vie du vent qui revient raviver mes velléités d'occuper pour un temps mon esprit et mes doigts. Lira qui voudra, car le temps d'un blog n'est pas celui d'un réseau social, et ne s'impose qu'à ceux qui se l'imposent. Tous les commentaires sont les bienvenus, points de vues convergents, divergents ou vergents.
T'es riens, t'es riennes, mes chèr.e.s cons-finis,
Si la Terre a pu être sceptique face à nous, voilà qu'elle est septique et nous face à nous-même.
Ecrire pour ne pas mourir (Anne Sylvestre)
Et toi, qu'aurais tu envie ou besoin de partager ou d'exprimer ici ?

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